Le DPE (Diagnostic de Performance Energétique) pourrait-il devenir plus qu’un simple outil d’information et de sensibilisation que l’on connaît actuellement ? La réforme promise dès cette année pourrait peut-être permettre de donner un nouveau rôle à ce diagnostic en lui donnant plus d’importance.

Au fur et à mesure, on en sait un peu plus sur ce que sera le futur du DPE : suppression de la méthode sur factures, algorithme 3CL enrichi et appliqué à l’ancien, possiblement un mesurage précis de la surface habitable, plus d’explications sur les différences entre consommations conventionnelles et réelles…

Certaines de ces applications ne sont encore que des hypothèses de possibilités et d’autres ont déjà été prises en compte.

L’incertitude plane donc sur le fond, c’est-à-dire la nature du DPE. Le gouvernement veut en faire un outil pour doper la rénovation énergétique avec éventuellement une dose de fiscalité.

Déjà, on peut se demander si le DPE est encore dans ce rôle d’information et de sensibilisation pour lequel il avait été originellement pensé.

Le gouvernement pourrait aller bien plus loin. Il pourrait notamment adosser un volet rénovation énergétique pour les logements au bas de l’échelle. En novembre, le ministre de la Transition écologique et solidaire suggérait une réflexion sur « un audit énergétique » pris en charge par l’Etat. Une autre piste également évoquée par le ministre, pourrait être l’interdiction de location pour un logement énergivore. L’idée a pour l’instant était repoussée, cela pouvant déstabiliser le marché du locatif. En effet, un grand nombre de biens en seraient alors retirés.

La mobilisation sociale en faveur du pouvoir d’achat montre l’urgence d’accélérer la rénovation énergétique pour abaisser la facture des ménages. Et après l’information ou l’incitation dont les effets sont restés mesurés sur la rénovation, le gouvernement pourrait cette fois être tenté par davantage de coercition et un DPE dans le rôle de censeur.